Chronique pour un développement durable personnel
De nature objective et de formation scientifique, j’ai à cœur de regarder les problèmes en face. Les dangers du réchauffement climatique et les multiples atteintes à la biosphère ne doivent pas être occultés par confort. C’est dans cet esprit, les yeux grands ouverts, que j’ai cherché à emmagasiner chaque information concernant cette problématique, aussi sombre soit-elle. Et ce ne sont pas les mauvaises nouvelles qui manquent.
J’ai cru me brûler les yeux à la recherche d’un état objectif de la planète, sans me rendre compte que je m’étais affublée de lunettes noires.
J’ai lu Le monde selon Monsanto, j’ai parcouru le rapport Planète Vivante, je n’ai pas été voir Le Syndrome du Titanic. LAS-SEE. !
Lassée de culpabiliser dans l’inaction. J’ai décidé d’arrêter ma triste quête de faits démoralisants.
Aujourd’hui, j’écoute Biosphère, une chronique radiophonique présentant tous les jours une innovation dans le développement durable. J’ai lu 100 Pionniers pour la Planète, qui nous montre que partout dans le monde, des hommes et des femmes inventent des solutions pour un mode de vie plus durable.
Je ne suis pas plus active qu’avant, pas moins non plus.
J’ai changé mes lunettes, pas la couleur du monde. Consciente de ma subjectivité, c’est à présent avec plaisir que j’accomplis de petits gestes durables. Et c’est avec bonheur que je me mets à l’écoute des efforts des autres.
A tous ceux qui prennent le train pour vaincre la culpabilité ressentie en conduisant, je leur conseille cette démarche salutaire.